Project Description

© Hannah Assouline

Présence : le samedi 20 novembre

Cécile Berly est l’auteure de nombreux livres, salués par les critiques, en particulier Les femmes de Louis XV (Perrin, 2018) et Trois femmes (Passés Composés, 2020), qui en font une spécialiste reconnue du XVIIIe siècle et de l’histoire des femmes en particulier. Régulièrement invitée dans les médias, elle collabore aux programmes de France 2 (Secrets d’Histoire, Visites privées), France 5, Arte et Canal+. On peut l’entendre également sur les ondes de France Info, France Culture ou la RTBF. Elle écrit dans différentes revues dont Historia, Château de Versailles Magazine et Histoire Magazine.

La Légèreté et le grave. Une histoire du XVIIIe siècle en tableaux – Passés Composés

A paraître

Trois femmes : Madame du Deffand, Madame Roland, Madame Vigée Le Brun – Passés Composés

Le XVIIIe est le siècle de l’écriture de soi. La salonnière Madame du Deffand (1696-1780) écrit ainsi pour fuir son ennui, véritable maladie de l’âme. Baignée de culture aristocratique, mondaine, elle incarne la société d’Ancien Régime dans ce qu’elle a de plus frivole, de plus mélancolique aussi. Madame Roland (1754-1793) écrit quant à elle le sentiment, la politique et la Révolution. Nourrie de philosophie, elle est une idéaliste en tout : en amitié, en amour et même en politique. Madame Vigée Le Brun (1755-1842), enfin, écrit pour ras-sembler ses Souvenirs, pour les « fabriquer », pour peindre autrement en somme, ayant le sens quasi inné de la composition.

De son écriture alerte et sensible, Cécile Berly raconte les parcours de ces femmes de lettres – salonnière, bourgeoise, artiste – à travers leurs trois univers épistolaires complémentaires. Elle donne à lire un XVIIIe siècle au féminin, véritable histoire de plumes, d’encre et de papier.

Marie-Antoinette – PUF

Adorée et honnie, puissante et scandaleuse, Marie-Antoinette, dernière reine de l’Ancien Régime qui finit guillotinée à l’âge de trente-sept ans, incarne aux yeux de certains la figure d’une martyre, d’une héroïne insoumise, pour d’autres celle d’une femme frivole et dépensière, au comportement de favorite. L’image de cette personnalité historique plus complexe qu’il n’y paraît est saturée de représentations contradictoires et de fantasmes. Son goût immodéré de la mode, du jeu, du luxe, a laissé la marque d’un style et d’un art de vivre qui ont forgé sa réputation, pour le meilleur comme pour le pire. Mais son histoire est aussi celle d’une grande solitude. Des ors de Versailles à l’échafaud, de l’affaire du collier à la Conciergerie, Cécile Berly dresse le portrait d’une reine qui ne fut pas exemplaire mais qui occupe son époque de manière incontournable.

Les femmes de Louis XV – Perrin

Sept femmes, sept portraits, sept miroirs de Louis XV. Autant de facettes d’un roi de France complexe, torturé et versatile ; autant de reflets d’un XVIIIe siècle libertin.
Louis XV aimait les femmes. Dans l’entourage du « Bien-Aimé », on trouve en premier lieu la reine de France, Marie Leszczynska, imposée par la politique et vite résignée à son sort d’épouse trompée. Puis les Filles de France, huit au total, dont la monarchie ne sait que faire. Des maîtresses et des favorites, enfin. Qu’ont-elles en commun ? D’occuper le lit du roi pour un temps, long ou éphémère. Avec Louis XV, ce qu’il y a d’inédit et de ô combien sulfureux, c’est que ce privilège-là, après le « règne » de plus d’une décennie des sœurs de Nesle, n’est plus seulement aristocratique. Madame de Pompadour, bourgeoise mais femme de confiance du roi, reste à la Cour près de vingt ans. Elle ira, en accord avec son amant, jusqu’à contrôler sa sexualité en recrutant de jeunes vierges. Après la dernière favorite, plus de petites maîtresses, mais une professionnelle du sexe, la comtesse du Barry : le scandale est total. La monarchie semble à bout de souffle. La jeune dauphine Marie-Antoinette, venue d’Autriche, pourrait-elle lui redonner tout son lustre ?
Ces femmes, miroirs d’un roi de France complexe, torturé et versatile, incarnent également les paradoxes de la condition féminine à la Cour, dans un xviiie siècle troublant et fascinant.