Copyright : D. Gaillardon

David GAILLARDON

Winnaretta Singer, princesse de Polignac : la mécène du siècle

Les rendez-vous

Dédicaces
21 novembre 2026
22 novembre 2026

Biographie

Journaliste et historien, David Gaillardon a publié une quinzaine d’ouvrages au Cerf, chez Grasset et Tallandier. Il a reçu le Prix Allen de l’Académie des Sciences morales et politiques, et le Prix Oulmont et dirige la collection « En d’autres temps » aux éditions Lacurne. Après Marie-Blanche de Polignac, la dernière égérie, succès critique et de librairie, il y a trois ans, il publie cet automne une nouvelle biographie chez Tallandier : Winnaretta Singer, princesse de Polignac : la mécène du siècle.

Winnaretta Singer, princesse de Polignac : la mécène du siècle

Tallandier
Genre : Essai

Née dans les faubourgs de New York en 1865, Winnaretta est la fille d’Isaac Merritt Singer qui perfectionna le mécanisme de la machine à coudre et amassa une fortune colossale en déposant le brevet de la machine qui porte son nom aujourd’hui encore. Elevée en partie à Paris, elle perd à dix ans un père qu’elle idolâtrait. Entretenant des relations complexes avec sa mère et le second mari de celle-ci, un aventurier connu à l’époque sous le nom de duc de Camposelice, elle demande à être émancipée afin de protéger la partie qui lui revient de l’immense fortune paternelle.

Elle contracte un premier mariage, raté, avant d’épouser le prince Edmond de Polignac, fils du ministre de Charles X à l’origine des fatales ordonnances de juillet 1830 et petit-fils de la favorite de la reine Marie-Antoinette. Bien qu’ayant le double de l’âge de Winnaretta, Edmond est compositeur et partage avec elle un même amour pour la musique. La mort du prince en 1901 laisse sa veuve inconsolable, elle décide de ne plus vivre que pour la musique.

Les matinées qu’elle donne dans son hôtel particulier de l’avenue Henri-Martin sont célèbres et attirent le Tout-Paris et la crème de la crème des musiciens de l’époque. Elles inspireront Proust. Durant près de cinquante ans, la princesse de Polignac met sa fortune au service de la création musicale, se faisant la mécène de Fauré, d’Indy, Satie, Diaghilev, Stravinsky, Poulenc et bien d’autres encore.

Chez elle, on croise Anna de Noailles, Colette, Marcel Proust, Paul Morand, Paul Valéry ou bien encore Louise de Vilmorin.

Femme libre autant qu’engagée, elle s’intéresse aussi à la cause des femmes, au mal-logement, combat l’antisémitisme et soutient Alfred Dreyfus. Elle mettra également sa fortune au service de la science, aidant Marie Curie et Edouard Branly.

En 1928, aidée par son ami Raymond Poincaré, elle crée la fondation Singer-Polignac qui poursuit son oeuvre aujourd’hui.