La confession d’un spectateur engagé face aux tourments de l’époque
Le point de départ du nouveau livre d’Alain Finkielkraut est une conversation avec le journaliste Vincent Trémolet de Villers, du Figaro. Ses questions l’amènent sur des terrains où l’académicien d’ordinaire ne va jamais : son enfance, sa famille, l’amour, l’art, les paysages, les animaux… Peu à peu, la discussion entre le journaliste catholique et le +ls d’immigrés juifs se met à porter sur la foi, ou son absence, sur la foi des parents, sur l’identité juive. L’actualité alors les rattrape, c’est-à-dire Israël, le con/it qui s’y déroule, et les tourments dans lesquels cette guerre plonge Finkielkraut, déchiré au plus intime de lui-même entre +délité familiale, refus de l’antisémitisme contemporain, et critique implacable du gouvernement israélien et de la façon dont il mène cette guerre. Démonstration en acte de ce que c’est que se tenir sur la ligne de crête, ce livre en prise avec l’actualité brûlante est peut-être aussi le plus personnel de son auteur.