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Xavier-Marie BONNOT

Le Diable rit avec nous

Les rendez-vous

Dédicaces
21 novembre 2026
22 novembre 2026

Biographie

Après des études de lettres modernes et d’histoire jusqu’au doctorat – qu’il n’a jamais terminé – Xavier-Marie Bonnot se lance dans la réalisation de documentaires et de reportages dont la plupart ont été diffusés sur des chaînes françaises et étrangères…

Son premier roman, La Première empreinte (2002), est traduit en anglais (éditions Quercus), italien (éditions Einaudi), allemand (éditions Hanser), espagnol (éditions De Bolsillo), roumain (éditions Trei) et croate (éditions Bozicevic). À cela s’ajoutent des traductions plus tardives en russe et en japonais. Son deuxième roman, la Bête du marais est, lui aussi, traduit dans une demi-douzaine de langues. Viennent ensuite la Voix du loup et les Âmes sans nom (Belfond) tour à tour réédités aux éditions Pocket. Les Âmes sans nom a été finaliste du prix Cognac, du prix Intramuros et du Grand Prix de littérature policière.

En 2010, Xavier-Marie Bonnot rejoint les éditions Actes Sud. En , le Pays oublié du temps, gagne le prix Plume de cristal du festival international du film policier de Liège et se trouve finaliste du prix de Cognac. En , toujours aux éditions Actes Sud, Premier Homme, remporte le prix Lion noir. Ces deux romans ont été traduits en anglais, russe, espagnol, japonais, roumain, italien, japonais…

En 2015, paraissent aux éditions Belfond La Dame de pierre(2015) et La Vallée des ombres (2016), deux romans noirs qui abordent des sujets tels que l’homophobie et les désillusions d’une génération née des années 1980.

En 2017, sort Le Dernier violon de Ménuhin, une ode à la musique, au violon et un regard poignant sur la fin d’un artiste. En 2018, Le Tombeau d’Apollinaire obtient le prestigieux Prix du roman historique décerné par les Rendez-vous de l’histoire de Blois. Suivent Berlin requiem (Plon), roman historique qui rencontre un beau succès, tant en librairie qu’auprès de la critique, prix de la médiathèque de l’Isle-sur-la-Sorgue, et Place du paradis, finaliste du prix de le Société des gens de lettres, qui aborde le difficile sujet de la radicalisation d’une jeune Française. En 2026, paraît aux éditions Récamier Le Diable rit avec nous, roman historique qui interroge nos amnésies à travers l’histoire d’un Français engagé dans la Waffen-SS.

Le Diable rit avec nous

Récamier
Genre : Roman

« Avec nous, hurle Satan, et nous en rions volontiers. »
D’un chant de Waffen-SS à une photographie oubliée, Le diable rit avec nous explore les zones grises de l’Histoire et la manière dont le XX siècle continue d’agir dans nos vies, nos silences et nos héritages.

Tout commence par une photographie retrouvée dans les affaires d’Émile, le grand-père du narrateur : trois légionnaires posent en Indochine, en 1949.
Cette image fissure une mémoire familiale jusque-là intacte. Émile est une figure admirée, un officier respecté, incarnation d’un héroïsme hérité des guerres du siècle.

En cherchant à identifier l’un des hommes de la photographie, le narrateur rencontre Charles Morin. Français engagé volontaire dans la Waffen-SS pendant la Seconde Guerre mondiale, Morin affirme avoir combattu non par adhésion au nazisme, mais au nom d’un anticommunisme radical, convaincu de défendre l’Europe contre le « bolchevisme ». Condamné à mort par contumace à la Libération, il échappe aux procès de l’épuration en s’engageant dans la Légion étrangère, dissimulant son passé sous l’uniforme colonial.

Morin poursuit sa trajectoire militaire en Indochine, sous les ordres mêmes d’Émile. Cette révélation bouleverse le narrateur : l’ancien SS et le grand-père admiré se sont croisés, ont combattu du même côté, dans une autre guerre, sous un autre drapeau. La frontière entre héroïsme, aveuglement et continuité idéologique devient incertaine.

À mesure que les entretiens avancent, l’inconfort grandit et le narrateur ne cherche plus seulement à comprendre Morin. Il interroge la figure d’Émile, ses silences, ses fidélités, ce que l’Histoire autorise à admirer — et ce qu’elle oblige à regarder autrement.

De la Grande Guerre à l’Indochine, Le diable rit avec nous met au jour les héritages invisibles d’un siècle de violences et la persistance d’idées que l’on croyait révolues. Parce que certaines voix du passé n’ont jamais cessé de chanter, Xavier-Marie Bonnot nous rappelle que l’Histoire ne disparaît pas : elle attend, patiente — et revient toujours là où on ne l’attend plus.