Project Description

Présence : Samedi 20 novembre

Placement : Hôtel de Ville, place 2

Bernard Legras, professeur d’histoire grecque, agrégé d’histoire, papyrologue, est spécialiste de l’Egypte hellénistique. Il enseigne à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il est le directeur de l’école d’Histoire de la Sorbonne.Il appartient au laboratoire ANHIMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Anciens, UMR 8210). Ses recherches portent sur le droit grec et hellénistique, l’éducation grecque et les transferts culturels. Outre Cléopâtre l’égyptienne il a publié depuis 1998 six monographies.

Cléopâtre l’Égyptienne – Belles Lettres

L’histoire de Cléopâtre VII, reine grecque et pharaon féminin, repose essentiellement, depuis l’Antiquité, sur des sources littéraires qui la présentent sous un jour négatif, comme une « Égyptienne », ce qui la dévalorisait à la fois comme « barbare » et comme femme. Ce discours idéologique qui reproduisait la propagande du vainqueur, Octavien-Auguste, doit être confronté aux documents historiques issus de l’Égypte de Cléopâtre : papyrus, inscriptions, sources archéologiques et iconographiques. La publication de ces sources s’est en effet accélérée depuis le début du XXIe siècle, tant par des découvertes faites dans les collections des musées et des instituts de papyrologie que par les progrès de l’archéologie alexandrine grâce aux fouilles subaquatiques. Une Cléopâtre plus authentique naît de l’étude de ces documents, une reine, qui s’affirmait comme une femme d’État. Elle se définissait comme grecque et égyptienne, une double identité acceptée par ses sujets. Sa volonté fut de redonner à son royaume la puissance qu’il avait au début de l’ère hellénistique, en liant totalement son destin aux atouts que lui donnaient le contrôle de l’Égypte, et en nouant de subtiles alliances avec Rome.