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Présence : samedi 19 et dimanche 20 novembre

Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel de 2007 à 2016, a été Ministre de l’Intérieur et président de l’Assemblée nationale. Il est aussi romancier et écrivain. Son livre, Ce que je ne pouvais pas dire (Robert Laffont, 2016), s’est vendu à près de 120 000 exemplaires. Il a publié Tu le raconteras plus tard, en 2017, et Une histoire de famille, en 2019, toujours aux Éditions Robert Laffont.

Quand les politiques nous faisaient rire – Bouquins

L’humour est un art en politique. L’auteur, qui le pratique lui-même avec talent, nous livre un inventaire désopilant de répliques et bons mots qu’il a glanés tout au long de son parcours.

L’humour est un art en politique. Jean-Louis Debré, qui le pratique lui-même avec grand talent, nous livre un florilège désopilant de répliques et bons mots glanés tout au long de son parcours.
L’ironie et l’humour étaient des armes fréquemment utilisées par les politiques pour déstabiliser un adversaire, éviter de répondre à un journaliste, convaincre et séduire l’opinion. De Gaulle, Mitterrand, Chirac étaient des orfèvres en la matière. Au Parlement, la petite phrase bien ciselée, percutante, qui déclenche des rires, marque l’auditoire mieux qu’un long discours. Ainsi, Georges Clemenceau lançant :  » Vous n’êtes pas le bon Dieu !  » à Jean Jaurès qui lui répond :  » Et vous, vous n’êtes même pas le diable !  » Et Clemenceau de riposter :  » Qu’en savez-vous ?  » Le député André Santini a fait mouche un jour avec cette formule irrésistible à propos du primat des Gaules :  » Mgr Decourtray n’a rien compris au préservatif. La preuve : il le met à l’index !  » Ces traits d’esprit se révèlent souvent d’une redoutable efficacité, mais il peut aussi arriver que les arguments auxquels ont recours les orateurs fassent rire à leurs dépens. Tel ce député qui se plaignait que dans son département il n’y ait que trois abattoirs… un nombre très  » insuffisant  » pour deux cent mille habitants.
À travers ce livre, qui fourmille d’anecdotes et de choses vues, l’auteur montre à quel point l’humour est un signe de bonne santé de notre vie démocratique.  » Il n’y a pas si longtemps, on pouvait rire de tout « , rappelle-t-il en déplorant que ce ne soit plus le cas de nos jours. Heureusement, Jean-Louis Debré persiste et signe, quant à lui, dans le registre du bon mot, de l’autodérision et de la saillie verbale. Un régal.