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Présence : Dimanche 21 novembre

Dessinateur de BD historique et chrétienne. En 2021, reçoit le prix européen Gabriel de la BD Chrétienne pour Mgr Vladimir Ghika Vagabond Apostolique Figure majeure de l’Église au XXe siècle, prince roumain, ordonné prêtre catholique à Paris en 1923 et décédé dans les prisons communistes de Roumanie en 1954. Nouveauté : parution cet automne 2021 d’une BD sur Saint François de Sales sur un scénario de Patrick de Gmeline, auteur de la biographie François de Sales le gentilhomme de Dieu paru chez Omnibus.

Saint François de Sales est à paraître prochainement aux Editions du Triomphe

Monseigneur Vladimir Ghika – Editions du Triomphe

J’irai là où l’amour de Dieu me conduira ” Né dans l’orthodoxie, Vladimir Ghika est éduqué, avec ses frères et soeurs, dans les bonnes écoles françaises de l‘époque : voilà de jeunes orthodoxes dans un pays catholique qui suivent leur gouvernante au culte protestant ! Le tournant décisif de la vie du jeune aristocrate se produit à Rome. En 1902, après un long cheminement spirituel, il fait son entrée officielle dans l’église catholique. Pour lui, il insiste, il ne s’agit pas d’une conversion. Car il était déjà ” catholique d’esprit et de coeur “. Sa vocation sacerdotale naissante est cependant contrariée par sa mère qui s’en inquiète… et s’en ouvre au pape Pie X ! Vladimir obéit mais suit les mêmes études qu’un prêtre, chose extraordinaire pour un laïc à l’époque ! A Paris, il se lie avec les élites catholiques françaises de l’époque dont les Maritain. Tout prince qu’il est, sa préférence va aux pauvres et aux malades. Il se dévoue sans compter aux côtés des Filles de la Charité à tel point qu’on le surnomme ” soeur Vladimir “. Enfin, à l’âge de 50 ans, il franchit le pas et est ordonné prêtre devant toutes les têtes couronnées et découronnées d’Europe. Son ministère est hors-norme : il célèbre pour les deux rites latin et byzantin, côtoie le pape et l’empereur du japon tout en vivant un temps dans une baraque misérable de Villejuif. Quand il ne confesse pas dans son église de la rue de Sèvres, il voyage à travers le monde, il enseigne et il prie. Inlassablement, il implore. A tel point qu’il obtient des guérisons miraculeuses de son vivant ! Il projetait d’ouvrir une léproserie en Roumanie lorsque la 2nd Guerre mondiale éclate. Beaucoup fuient le régime communiste. Lui choisit de rester parmi ses compatriotes. A Bucarest, il devient le ” catalyseur ” de l’église gréco-catholique en proie à la pire des persécutions. C’est un Mgr Ghika âgé de 80 ans qui est finalement arrêté en novembre 1952 et torturé sans aucun égard pour son grand âge. Mais, tel saint Paul sous les verrous, il professe encore avec douceur que ” Rien n’est plus honorable que d’être détenu pour la cause de Jésus-Christ. ”

Avec Thomas Moore – Editions du Triomphe

Thomas More, l’une des plus grandes figures de l’Angleterre des Tudors ! Imprimerie, humanisme, Réforme qui déchire l’Église… c’est dans ce contexte d’une Europe bouleversée que naît le jeune Thomas. Il se révèle d’une foi profonde et d’une intelligence brillante qu’il enrichit par son amitié avec le grand humaniste Erasme. Avec lui, il rivalise d’érudition et voyage dans toute l’Europe. La profondeur de la pensée de Thomas éclate lors de la parution de sa grande œuvre de critique politique et sociale, L’Utopie : celle-ci marque profondément les penseurs et artistes européens de son époque. Le jeune savant se montre aussi un époux et père de famille modèle autant qu’un remarquable serviteur de la cité de Londres puis du royaume. Il jette cependant un regard très critique sur les jeux de pouvoir et d’influence des grands souverains de son époque, François Ier, Charles Quint et Henry VIII. Dans les années 1520, ce dernier insista fortement pour que Thomas More rejoigne son gouvernement, reconnaissant sa valeur et respectant son intégrité politique. Sir Thomas More connaît ainsi une prodigieuse carrière politique jusqu’à accéder aux plus hautes charges de l’état. Cependant sa foi profonde éclairant son engagement politique l’entraînent à désavouer le divorce du souverain et le sacre d’Anne Boleyn comme reine d’Angleterre… La fureur d’Henry VIII se déchaîne alors ! Thomas More est décapité le 6 juillet 1535 après avoir été accusé de trahison… Cependant, plus que jamais dans sa vie, il n’aura été à ce moment-même en accord avec sa conscience. Sa paix se manifestant par son humour joyeux jusque sur l’échafaud !