Project Description

© Sijmen Hendriks

Présence : le dimanche 21 novembre

Annie Cohen-Solal, historienne, ex conseillère culturelle aux USA, elle a enseigné de Berlin à Jerusalem en passant par New York et Paris. Elle a écrit: « Sartre » (Gallimard, 1985, quinze traductions), « Un jour, ils auront des peintres » (Gallimard, 2000), « Leo Castelli & les siens» (Gallimard, 2009), « Mark Rothko» (Actes Sud, 2013), Un étranger nommé Picasso , Fayard, 2021. Elle est commissaire de l’exposition Picasso l’étranger au MNHI (Octobre 2021).

Un étranger nommé Picasso – Fayard

Comment, face aux aléas politiques du xxe  siècle, traversant deux guerres mondiales, une guerre civile et une guerre froide, au sein d’une Europe déchirée par les nationalismes et dans une France xénophobe qui l’accueille mal, Picasso  impose-t-il au monde son œuvre magistrale ?

Pourquoi le 18 juin 1901 Picasso est-il « signalé comme anarchiste » à la Préfecture de police, quinze jours avant sa première exposition parisienne ? Pourquoi le 1erdécembre 1914 près de sept cents peintures, dessins et autres œuvres de sa période cubiste sont-ils séquestrés par le gouvernement français pour une période qui dure près de dix ans ? D’où vient l’absence presque totale de ses tableaux dans les collections publiques du pays jusqu’en 1947 ? Comment expliquer, enfin, que Picasso ne soit jamais devenu citoyen français ? Si l’œuvre de l’artiste a suscité expositions, ouvrages et commentaires en progression exponentielle à la hauteur de son immense talent, la situation de Picasso « étranger » en France a paradoxalement été négligée. C’est cet angle inédit qui constitue l’objet de ce livre.

Pour l’éclairer, il faut exhumer des strates de documents ensevelis, retrouver des fonds d’archives inexploités, en rouvrir, un à un, tous les cartons, déplier chacune des enveloppes, déchiffrer les différentes écritures manuscrites. Alors tout s’organise autrement et le statut de l’artiste se révèle beaucoup plus complexe qu’on ne l’imaginait.

Un étranger nommé Picasso nous entraîne dans une enquête stupéfiante sur les pas de l’artiste surdoué, naviguant en grand stratège dans une France travaillée par ses propres tensions. On le voit imposer au monde son œuvre magistrale, construire ses propres réseaux et devenir un puissant vecteur de modernisation du pays. Un modèle à contempler et peut-être à suivre.

Sartre (1905 – 1980) – Folio essais

«C’est le monde entier que je veux posséder», écrivait Sartre en 1940.
Difficile entreprise que de raconter la vie d’un penseur aussi boulimique, d’un écrivain aussi polyvalent, d’un polémiste qui défia toutes les autorités et refusa – presque – tous les dogmes. Difficile aussi de rendre compte de son emprise hégémonique sur les itinéraires culturels de notre siècle. D’autant que, malgré sa disparition, sa légende est déjà figée.
Cet ouvrage constitue un événement culturel : l’intellectuel le plus représentatif du XXe siècle revit dans une biographie aussi rigoureuse qu’accessible. Une multitude de documents, de lettres, de témoignages inédits éclairent sous un jour nouveau toutes les facettes de ce «petit homme» qui fut le seul écrivain à refuser le prix Nobel de littérature et que le général de Gaulle qualifia un jour de «Voltaire du XXe siècle».