Project Description

Présence : samedi 20 novembre

Jean-Christophe Buisson est journaliste et écrivain d’Histoire, directeur adjoint du Figaro Magazine, ainsi qu’auteur d’une quinzaine d’essais. Il présente l’émission hebdomadaire « Historiquement Show » sur HistoireTV.

Le dernier carré – Combattant de l’honneur et soldats perdus, de l’Antiquité à nos jours – Perrin

L’esprit de sacrifice à travers l’histoire. ” Merde ! La garde meurt et ne se rend pas “. La célèbre apostrophe, prêtée au général Cambronne à Waterloo illustre le mépris de la mort et le sacrifice authentique : celui qui consiste à donner volontairement sa vie pour un homme, une cause, une idéologie ou une patrie. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce cas de figure se présente assez souvent à travers les siècles : Thermopyles, sicaires juifs à Massada, derniers cathares, chouans de 1815, sudistes, samouraïs, communards, cristeros, soldats blancs de Russie, vietnamiens du Sud, combattantes kurdes et bien d’autres encore se sont illustrés lors d’événements méconnus ou oubliés tels les frères de la forêt qui ont combattu l’armée rouge dans les pays Baltes après 1945.
Tous, dans un dernier geste, ont marqué l’histoire et marqué la postérité. Sous la direction de Jean-Christophe Buisson et Jean Sévillia, les meilleurs historiens et journalistes en racontent les épisodes les plus saillants dans des contributions où la solidité de l’enquête se conjugue avec un vrai bonheur d’écriture. L’ensemble offre une histoire inédite de l’héroïsme à travers les âges.

Arménie, les enfants de la guerre – Fayard

Préface par Jean-Christophe Buisson

Marie-Claire Margossian, française jusqu’au bout des ongles,  n’a pas oublié qu’elle est aussi arménienne. Une identité qu’elle a toujours portée en elle avec fierté, sans jamais l’interroger… jusqu’au jour où le conflit dans le Haut-Karabakh a éclaté. « Alors, on s’est souvenu de ce que voulait dire être arméniens, tel un second réveil. L’histoire semble se répéter et c’est le martyre de nos grands-parents, leurs récits de souffrance qui, cruellement, se rappellent à nous. Et on a crié notre douleur face à cette guerre sanglante. Chacun d’entre nous a retrouvé son âme d’enfant. »
C’est justement aux enfants d’Arménie que M.-C. Margossian a voulu donner la parole. Ceux qui ont vécu cette guerre dans leur chair. Qui ont perdu des proches, ont vu leur village attaqué ou bombardé. Elle a appelé les écoles une à une pour faire dessiner les élèves, afin qu’ils donnent vie à leur Arménie. Le dessin est là-bas une véritable institution. Les œuvres de ces jeunes artistes âgés de 4 à 15 ans sont inoubliables. Elles mêlent les couleurs chatoyantes de l’Arménie à l’acier de la guerre et au rouge du sang.
Arménie, les enfants de la guerre est ainsi la voix de ces enfants innocents touchés par la violence, dans une quasi-indifférence internationale. Peu de plumes vaillantes sont allées sur le terrain. Jean-Christophe Buisson a été l’une d’entre elles, aussi sa préface était-elle une évidence. À ses côtés, des artistes et intellectuels disent leur soutien à ces enfants du courage, dans des lettres poignantes et authentiques.